PHILOSOPHIE et THEOLOGIE

SAMUEL ROUVILLOIS, Corps et Sagesse. Philosophie de la liturgie.
collection Aletheia, Fayard, Paris, 1995, ISBN 2-213-59408-2 (+).
La découverte de l'homme, déployé à travers le geste, l'art, la communauté, nous met en présence de son engagement le plus ultime et le plus périlleux. Regardé dans sa tentative liturgique, il apparaît dans sa fragilité à l'authenticité religieuse, face aux déformations et inversions du sacré, plongé dans la crise contemporaine des religions et l'ambivalence du retour au spirituel. A travers la tension entre les limites du corps et la recherche de la sagesse, l'analyse de l'acte liturgique nous introduit dans la richesse du symbolisme culturel et la question du sacrifice.

MARIE-DOMINIQUE GOUTIERRE, Hegel. L'intelligence de la foi ?
collection Aletheia, Fayard, Paris, 1997, ISBN 2-213-59983-1 (+).
Qu'est-ce que l'homme-Dieu ? Cette question traverse toute la philosophie hégélienne qui veut être l'expression rationnelle de la science divine dans l'esprit de l'homme. Le système hégélien constitue, de ce point de vue, un véritable défi pour le philosophe. Car si, pour Hegel, le problème principal de la philosophie est celui de Dieu et de la connaissance que nous pouvons en avoir, la démarche qui est la sienne mène-t-elle vraiment à la sagesse?

PASCAL HAEGEL, Le Corps. Quel défi pour la personne ?
collection Aletheia, Fayard, Paris, 1999, ISBN 2-213-60373-1 (+).
Du corps, il n'en aura jamais été autant question qu'en cette aurore du troisième millénaire. Les avancées techniques rendent possible ce qui, jusque là, n'était que de l'ordre du rève... En définitive, tout finit par converger vers le corps de l'homme devenu le centre d'enjeux éthiques, médicaux, politiques et culturels déterminants. Ce corps, qu'est-il appelé à devenir ? Mais au fait, qu'est-il donc? Pourquoi le corps ?

STÉPHANE-MARIE BARBELLION, Les "preuves" de l'existence de Dieu. Pour une relecture des cinq voies de saint Thomas d'Aquin.
collection Théologies, Cerf, Paris, 1999, ISBN 2-204-06192-1.
Les preuves de l'existence de Dieu ont été sévèrement critiquées, surtout dans leur forme médiévale, car on peut y voir une prétention à démontrer avec une évidence contraignante l'évidence de Dieu. Cette critique a suscité chez certains croyants une attitude de repliement sur la foi que l'on nomme fidéisme. Cette position s'est transformée, chez d'autres, en sa contrepartie : l'athéisme.

MARIE-DOMINIQUE GOUTIERRE, L'homme face à sa mort. L'absurde ou le mystère ?
Parole et Silence, Saint Maur, 2000, ISBN 2-84573-001-2.
Comme l'explique Jean-Paul II dans l'encyclique Foi et raison, la mort place radicalement l'homme devant la question du sens de sa vie et de la recherche de son bonheur.
(ouvrage traduit en espagnol et polonais)

STÉPHANE-MARIE BARBELLION, Bioéthique du début à la fin de la vie humaine. collection Religions et spiritualités, L'Harmattan, Paris, 2006.
ISBN 2-296-00849-6.

DENIS BOREL, JEAN-GABRIEL GOUPIL DE BOUILLÉ, La personne en débat. Actes du Colloque interdisciplinaire 29 août - 1er septembre 2006, Paray le Monial
Parole et Silence, Paris, 2008, ISBN 978-2-84573-701-3
L'ouvrage invite à un examen de conscience lucide sur l'une des valeurs à la source de notre civilisation. La personne est capable d'assurer la pérennité de notre société si celle-ci s'engage à la traiter avec tact et sagesse.
Les intervenants ont organisé leurs propos autour de trois pôles :
- l'éclairage de quelques auteurs : Aristote, saint Thomas, Kierkegaard, Hegel, G. Siewerth, Judith Butler, Edith Stein ;
- en quoi le mystère du Christ éclaire-t-il le mystère de l'homme ?
- le traitement de la post-modernité : la notion de construction, la théologie du corps développée par Jean-Paul II ou l'actualité croissante de la notion de personne en droit pénal international.

 

ALAIN-MARIE DE LASSUS, Les vertus théologales. Parole et Silence, Paris, 2009. ISBN 978-2-84573-776-1.
Les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité jouent un rôle essentiel dans la vie chrétienne mais sont souvent peu connues des chrétiens.
Qu’est-ce que la foi ? En quoi n’est-elle pas contraire à la raison ? Pourquoi le Seigneur se cache-t-il derrière ce voile obscur au lieu de se manifester à nous plus clairement ? Quel est le rôle de l’espérance dans la vie chrétienne ? Est-il encore possible aujourd’hui d’attendre le retour du Christ ? Y a-t-il une différence entre la charité et l’amitié humaine ? Comment le Seigneur peut-il faire de la charité un commandement ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre tente de répondre. La doctrine catholique sur les vertus théologales y est présentée de façon simple en étant abondamment illustrée par des textes de l’Écriture Sainte et par des exemples concrets tirés notamment de la vie des saints.

 




SAMUEL ROUVILLOIS, L'homme fragile.
Éphèse Éditions, Fley, 2009. ISBN 978-2-9533915-0-3.
La civilisation occidentale est née d'une double question: où allons-nous ensemble ? Qui sommes-nous ? La première est la question du sens – celle d'Abraham –, et la seconde est la question de l'identité – celle de Socrate. Et si ces deux faces de notre interrogation sont entrées en débat autour de l'espace de parole et d'échange qu'était l'agora méditerranéenne, elles sont demeurées aiguës, irrésolues, et plus que jamais inséparables. L'itinéraire d'Abraham vers une terre promise "où coule le lait et le miel" a orienté l'humanité occidentale vers la quête d'un mieux être, à la fois personnel et collectif. L'injonction socratique du "connais-toi toi-même" a interrogé de l'intérieur cette quête, obligeant la pensée et l'agir occidentaux à répondre de l'homme.

ALAIN-MARIE DE LASSUS, Correction et témoignage. Le septénaire des lettres de l'Apocalypse de Jean.
Éphèse Éditions, Fley, 2009. ISBN 978-2-95339-151-0.

L’Apocalypse de Jean commence par sept lettres aux Églises d'Asie (Ap 2-3) qui se distinguent du reste du livre par des caractères spécifiques et soulèvent donc un ensemble de questions : de quel genre littéraire relèvent-elles ? quel est leur arrière-fond historique ? pourquoi l’Apocalypse commence-t-elle par ces lettres ? quel est leur rôle dans l'ensemble du livre? Cette étude exégétique est consacrée à l'examen de ces questions. Elle commence dans une première partie par faire le point sur l’état de la recherche exégétique sur les lettres aux Églises. Les parties suivantes approfondissent deux domaines encore peu abordés par la recherche : d’une part la place et la fonction des lettres dans l’ensemble de l’Apocalypse, d’autre part la parénèse — ou exhortation morale — contenue dans les lettres. Il en ressort que les lettres aux Églises jouent un rôle très important en disposant les Églises à remplir leur fonction de témoignage au Christ devant les nations.

JÉRÔME TERNYNCK, Jésus-Christ Seigneur selon saint Paul. Une introduction pédagogique.
Éditions Paulines, Abidjan, 2009. ISBN 978-2-918039-10-5.

Les écrits de l'apôtre Paul invitent à entrer dans la profondeur du mystère de Jésus Christ. Pourtant, l'apôtre Pierre nous avertit que les lettres de «notre cher frère Paul» contiennent «des passages difficiles dont les gens sans instruction et sans formation détournent de leur sens, comme ils le font aussi des autres Ecritures». Le présent ouvrage cherche à répondre à la quête de la jeunesse - et des moins jeunes. La foi dans le Christ que Paul lui-même a découverte de façon radicale est une grâce toujours actuelle, toujours disponible.

PÈRE GEOFFROY-MARIE, Évangéliser notre vie intérieure.
Éditions des Béatitudes, Nouan-le-Fuzelier, 2010. ISBN 978-2-84024-363-2.

À ceux qui se posent la question de Dieu ou qui aspirent à mieux le connaître, la révélation chrétienne ne cesse de dire, à la suite du Christ : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous. » (Lc 17, 21) La vie intérieure apparaît comme le chemin le plus sûr pour entrer dans cette aventure amoureuse de la découverte de Dieu au plus profond de notre être. Elle est cet espace intime où se bousculent tant d’aspirations humaines et divines, mais aussi tant de peurs de se retrouver face à soi-même et tant de craintes que la rencontre avec Dieu exige une conversion de notre part. C’est pourquoi la réflexion sur ce qu’est la vraie intériorité est une urgence pour aujourd’hui, à une époque où l’homme moderne semble en quête d’un bonheur centré sur l’accomplissement de soi.
Ce livre est un itinéraire de l’âme qui cherche à comprendre comment se construit une intériorité forte, afin qu’elle puisse prendre toute sa dimension et conduire l’homme à quitter ses superficialités pour entrer dans ce double mouvement qui consiste à entrer en soi mais pour se dépasser en Dieu et parvenir au sommet de la vie chrétienne qui s’exprime dans la charité.


ALAIN-MARIE DE LASSUS, Adorer en esprit et vérité.
Lethielleux, Paris, 2010. ISBN 978-2-24962-033-1.

Quand elle n’est pas tout simplement ignorée des chrétiens, l’adoration est souvent réduite aujourd’hui à l’adoration du Saint-Sacrement. Elle est pourtant une dimension essentielle de la prière, dont elle constitue la base fondamentale. A l’époque du dialogue interreligieux (notamment avec les musulmans), mais aussi d’un indifférentisme religieux croissant, il importe de comprendre d’abord l’enracinement humain naturel de l’adoration, puis de se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu. Dans l’Ancien Testament, l’adoration est le premier commandement donné à Israël. Dans le Nouveau Testament, le Christ vient la porter à sa perfection. Dans l’évangile de Jean, Jésus apparaît comme le messie qui vient enseigner l’adoration en esprit et en vérité. Enfin, l’Apocalypse montre comment les saints du ciel vivent dans un acte permanent d’adoration de Dieu, alors que Satan met en œuvre une adoration idolâtrique pour détourner les hommes de l’adoration véritable. Dans cette lumière, il apparaît que l’adoration doit envelopper toute la vie chrétienne et que l’adoration du Saint-Sacrement peut être un excellent moyen pour vivre toujours davantage de l’adoration en esprit et en vérité.

MARIE-DOMINIQUE GOUTIERRE, Voici l'Agneau de Dieu. Le sacerdoce du Christ.
Lethielleux, Paris, 2011. ISBN 978-2-249-62068-3.

Le pape Benoît XVI a invité l’Église catholique à se laisser guider par le Curé d’Ars pour « saisir à nouveau la grandeur et la beauté du ministère sacerdotal ». Le prêtre, en effet, est l’ami du Christ à un titre particulier ; appelé à la sainteté en exerçant son ministère, il est celui à qui le Christ confie sa miséricorde et le sacrement de son Corps et de son Sang, pour la sainteté de ses frères. Si nous voulons découvrir la grandeur du sacerdoce ministériel, n’est-il pas nécessaire de remonter à la source, c’est-à-dire au mystère de Jésus, lui « l’Apôtre et le grand prêtre de notre profession de foi » (He 3, 1) ? Il n’est pas possible de contempler le grand don qu’est le sacerdoce ministériel ni le sacerdoce royal des fidèles, sans nous replonger dans cette source qu’est le Cœur du Christ, le Fils bien-aimé du Père, devenu notre prêtre par le mystère de l’Incarnation.

MARTIN SABATHÉ, La Trinité rédemptrice dans le Commentaire de l'évangile de saint Jean par Thomas d'Aquin.
Bibliothèque thomiste 62, Librairie philosophique Vrin, Paris, 2011. ISBN 978-2-7116-2359-4.

Cette étude présente la riche doctrine sur la Trinité contenue dans le Commentaire de l'évangile de saint Jean par Thomas d'Aquin. Le Commentaire met particulièrement en lumière le lien étroit entre les processions éternelles et les missions des personnes divines au coeur de l'économie rédemptrice. La notion patristique et thomasienne de "mystère" trouve sa source dans ce rapport entre processions et missions. Un tel rapport revient-il à la distinction moderne de "Trinité immanente" et "Trinité économique"?
Dans le mystère du salut, le Père, le Verbe et l'Esprit Saint sont actifs selon les processions divines. A partir de celles-ci, Thomas dégage les traits majeurs de chacune des missions du Fils incarné et du Paraclet. Ainsi la rédemption nous fait vivre du mystère trinitaire; elle est un "retour vers le Père".

ALEXANDRA DIRIART, Ses frontières sont la charité. L'Eglise corps du Christ et Lumen Gentium.
Etudes Charles Journet, Lethielleux, Paris, 2011. ISBN 978-2-249-62139-0.

Cet ouvrage - récompensé par le prix Henri de Lubac 2009 - s'inscrit dans l'actuel effort d'une lecture théologique des textes de Vatican II, en contraste avec la production de l'immédiat après-Concile, souvent de tendance sociologique et pragmatique. On affirmait volontiers que Lumen Gentium avait pris ses distances à l'égard des documents du Magistère immédiatement antérieurs qui privilégiaient la notion de Corps du Christ. On lui aurait substitué d'autres notions : peuple de Dieu, sacrement, communion. Par une exégèse rigoureuse des Acta de Lumen Gentium, l'auteur montre que tel n'est pas le cas. Le Concile a simplement précisé le sens et la portée de la notion, mettant en garde contre des usages erronés. L'ouvrage élabore une vérification du bien-fondé de cette interprétation, à travers une analyse des thèmes majeurs du grand ecclésiologue que fut Charles Journet. Il faut retenir la coextensivité de l'âme et du corps de l'Eglise qui, lue en synchronie avec Lumen Gentium, offre des pistes de réflexion précieuses pour la théologie des religions : "Là où est l'Esprit Saint, là est la charité et là est le corps de l'Église". Les seules frontières de l'Eglise sont celles de la charité.

MARIE-DOMINIQUE GOUTIERRE, Dieu est lumière, Dieu est amour.
Parole et Silence, Paris, 2012. ISBN 978-2-88918-042-4.

Jésus n'a jamais dit: "Dieu est lumière"; "Dieu est amour". Ces deux grandes affirmations de la Révélation chrétienne, qui sont dans la première épître de saint Jean, l'Esprit Saint les confie au disciple bien-aimé du Christ; celui-ci les proclame en s'interrogeant sur le mystère de Jésus et sa signification profonde au milieu des hommes. Qu'avons-nous reçu du Christ? Il s'agit d'un commentaire théologique intégral de la première épître de saint Jean, dans une perspective de théologie mystique (ni exégèse, ni spiritualité). La première épître de saint Jean est en effet une grande théologie révélée: celle de Jean, théologien du mystère du Christ qui, sous l'action de l'Esprit Saint, nous montre ce que le Christ est venu nous enseigner et nous faire vivre. Par le fait même, Jean nous enseigne aussi une grande théologie de la vie chrétienne, dans la lumière de la sagesse de la Croix. Il nous aide à saisir ce que l'Esprit Saint, le Paraclet, accomplit dans l'Eglise: Jésus avait dit que le Paraclet nous conduirait à la vérité tout entière. Cette tension vers la vérité est essentielle pour comprendre saint Jean.

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