Témoignage du P. Bernard Bro, o.p. J'ai une dette de gratitude à l'égard [du
père Marie-Dominique Philippe], il fut mon voisin de cellule lorsque
j'enseignais dans le couvent d'études du Saulchoir. Son courage,
sa ferveur religieuse, son amour de l'église en ont fait certainement
un des pionniers les plus typiques et féconds de la fin du XXe
siècle[…]. |
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J'ai beaucoup échangé avec le père Marie-Dominique Philippe lorsque pendant des années il était mon voisin de cellule au couvent d'études du Saulchoir, au moment où nous y étions tous les deux professeurs. Je me suis bien souvent confessé à lui. Il m'a inlassablement conseillé, avec magnanimité, pour ma thèse de doctorat ou pour tel cours plus difficile que j'avais à assurer le lendemain matin, ne ménageant jamais son temps. Cela me donne droit de mesurer l'étrange réaction de ceux qui s'en prennent à lui sans l'avoir parfois jamais rencontré. Je pense par exemple aux amalgames d'articles de journaux qui l'accusèrent en janvier 2001 d'introduire des sectes dans l'église. Le père Marie-Dominique Philippe aura aidé les disciples de Thomas d'Aquin à comprendre que la philosophie et théologie de celui-ci ne se limitent pas à un envoûtement des propriétés de la "notion d'être", mais conduisent à une authentique intelligence de la personne. Le séjour de Karol Wojtyla à Fribourg, là où enseignait le père "Marie-Do", n'a pas été sans conséquences sur Jean-Paul II, ni leur amitié. Que veulent-ils ceux qui lui jettent la pierre ou le malmènent
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